Objet : Préavis de grève pour les personnels des établissements scolaires - Agentes et agents Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles (ATSEM), animateurs et animatrices, les adjoint·es techniques d’entretien et restauration, titulaires, contractuels stagiaires et agent·es faisant-fonction - et l’ensemble des agent·es et salarié·es du champ public et privé de la Fédération CGT des Services publics, de 0 h à 24 h le mardi 31 mars 2026.
Monsieur le Ministre,
Depuis plusieurs mois, les syndicats CGT de l’Éducation nationale dénoncent les choix budgétaires du gouvernement avec les suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue.
La Fédération CGT des Services publics vous alerte depuis quelques années notamment sur la situation des agent·es des écoles maternelles de la Fonction publique territoriale.
Les ATSEM jouent un rôle essentiel dans l’accueil, l’hygiène, la sécurité, l’accompagnement éducatif et le bien-être des enfants. Pourtant, elles et ils sont encore trop souvent considéré·es comme du personnel d’exécution sans réelle reconnaissance de leur rôle éducatif ni valorisation statutaire et salariale à la hauteur de leurs missions.
Face à une perpétuelle dégradation de leurs conditions de travail et de rémunération, la colère monte et l’absence de réponse et d’action de votre part suite à notre courrier d’alerte du 26 juin 2025, amplifie la détermination des agentes et agents des écoles à gagner sur leurs revendications.
D’ores et déjà, plusieurs préavis locaux spécifiques ont été déposés par les syndicats CGT en vue de journées de grève et de mobilisations.
Il y en a assez du manque de reconnaissance !
Face à la pénibilité et à l’usure qu’engendrent leurs missions, nombre des personnels ne peuvent pas terminer leur carrière au sein de la structure scolaire ou périscolaire dans laquelle elles et ils assurent leurs missions. Chaque année, les situations de milliers d’ATSEM, faisant-fonction, de personnels techniques, de restauration scolaire et d’animatrices et d’animateurs dans toute la France sont envoyés vers les conseils médicaux, avec à l’issue, de plus en plus souvent, une mise en retraite pour invalidité d’office sans aucune perspective de reclassement.
Les agent·es exigent une reconnaissance précise de la pénibilité de leur métier. Une reconnaissance de haut niveau, qui passe par la diminution du temps de travail et un départ anticipé à la retraite.