Près de 400 000 jeunes en France sont suivis par les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), la plupart d’entre eux n’ont pas de suivi médical, alors qu’ils ont plus de risques de vivre à la rue et de développer des troubles psychiatriques. Le gouvernement avait promis un parcours de soins renforcé, son décret a été publié au Journal officiel samedi 25 avril.
En France, les jeunes de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ont une espérance de vie inférieure de 20 ans à celle des autres. Un chiffre choc tiré du rapport parlementaire publié l’an dernier. Il pointait du doigt les difficultés liées à la santé de ces enfants, en particulier à leur santé mentale.
Ces jeunes, victimes de traumatismes précoces, représentent la moitié des hospitalisations en pédopsychiatrie. Ils sont très souvent en surpoids ou au contraire en sous-poids. Un quart d’entre eux est en situation de handicap.
Le décret prévoit un bilan de santé complet pour les enfants (...)