À Ankara, les autorités ont incarcéré cette semaine 178 personnes dans le cadre d’un vaste coup de filet présenté comme une opération antiterroriste. Ces arrestations interviennent alors que la capitale turque doit accueillir, les 7 et 8 juillet 2026, le sommet de l’Otan, auquel doivent participer 32 dirigeants, dont le président américain Donald Trump. Les ONG dénoncent un climat de répression et la liste des interpellés inclut notamment des avocats, des syndicalistes et un journaliste.
Des membres présumés du groupe État islamique figureraient parmi les personnes arrêtées, mais aussi des bénévoles d’une fondation environnementale, dont la plupart ont plus de 60 ans, une professeure d’économie, un journaliste, des avocats, des étudiants et des syndicalistes. Tous sont soupçonnés de liens avec divers groupes d’extrême gauche. Par son ampleur et ses motifs, ce coup de filet interpelle.
Les autorités d’Ankara décrivent une opération antiterroriste destinée à assurer la sécurité du sommet de l’Otan. Mais pour les ONG de défense des droits humains, ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de pressions accrues contre la société civile, les médias et les mouvements de protestation. Selon elles, elles visent à dissuader toute critique publique à l’approche du sommet.(...)