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Marie-Claude Saliceti
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Le collectif Nourrir présente sa contre-proposition à la loi Duplomb : « Une réponse au cri d’alarme porté par plus de deux millions de pétitionnaires »
#alimentation #agriculture #agroEcologie
Article mis en ligne le 27 avril 2026
dernière modification le 26 avril 2026

Plutôt nourrir. Protection des revenus paysans, transition vers l’agroécologie, principe pollueur-payeur… Après des mois de lutte contre les nombreux reculs écologiques en France et en Europe, un collectif d’organisations écologistes et paysannes a présenté ce mardi son propre texte « pour répondre à l’urgence agricole et alimentaire ».

Ce qu’il faut retenir :

👨‍🌾 Au salon de l’agriculture, un collectif d’une cinquantaine d’organisations écologistes et paysannes a présenté ce mardi une proposition de loi « pour répondre à l’urgence agricole et alimentaire ».

💶 La première partie du texte veut protéger les revenus paysans : empêcher les ventes à perte et les « prix abusivement bas », créer des débouchés pour l’« agriculture biologique et équitable » dans les supermarchés…

💧 Pour préserver l’eau et la biodiversité, les associations veulent encourager les projets agroécologiques sur les aires d’alimentation de captage d’eau potable et créer plus de transparence sur l’accès aux terres agricoles.

🍴 Sur le « droit des citoyens à une alimentation saine et durable », elles proposent d’interdire les additifs nocifs pour la santé (hexane, nitrites…) et d’élargir les indemnisations pour les victimes de pesticides aux riverain·es des zones d’épandage.

(...)

les associations ont fait le choix de s’attaquer d’abord à la lourde question du revenu agricole. Alors que 18% de la profession vit sous le seuil de pauvreté, les marges opérées par les acheteurs (industries agroalimentaires et grande distribution) sont régulièrement pointées du doigt depuis le début des mobilisations paysannes. « L’idée est de pouvoir imposer notre coût de production pour qu’enfin on arrête d’être le seul secteur en France où il est autorisé de vendre à perte, ce qui est scandaleux et nous met dans des situations de précarité extrême », martèle Thomas Gibert, qui est aussi maraîcher en Haute-Vienne. (...)

Traduits dans le langage législatif avec l’aide de juristes, ces sept articles sont destinés à être repris par les groupes politiques qui le souhaiteront. « La société civile et les agriculteurs ont des propositions concrètes, des choses qui sont faisables, nous ne sommes pas juste en opposition, lance Julie Maisonhaute. Nous appelons à la responsabilité de nos élus. Nous allons envoyer notre proposition de loi à tout le monde, à Annie Genevard, aux députés… » Reste à savoir si ces idées sauront convaincre dans le contexte politique actuel.

Signer la 2ème Pétition➡️Assemblée Nationale "Non, c’est non, Monsieur Duplomb"