Le gouvernement afghan a accusé le Pakistan d’avoir frappé Kaboul lundi soir 16 mars, touchant, selon lui, « un centre de traitement pour toxicomanes » et tuant des civils, Islamabad affirmant de son côté avoir touché des cibles « militaires et terroristes ». Au moins 400 personnes ont été tuées et 250 blessées, a déclaré mardi le porte-parole adjoint du gouvernement taliban afghan.
Plusieurs explosions très fortes ont été entendues au centre de la capitale afghane, depuis les quartiers de Shahr e-Naw et de Wazir Akhbar Khan, juste après le passage d’avions militaires, vers 21h, heure locale (16h30 TU). Des panaches de fumée étaient visibles dans le ciel après les explosions.
« Un acte inhumain », dénonce le gouvernement afghan
Les explosions, à quelques jours de la fête de fin du ramadan, ont causé des scènes de panique dans la capitale afghane. (...)
Après une escalade en octobre qui avait fait des dizaines de morts, les affrontements s’étaient calmés sans jamais s’arrêter. Mais ils ont repris avec intensité le 26 février après des frappes pakistanaises, Islamabad parlant de « guerre ouverte » le 27 février et frappant Kaboul dans la foulée.