Le Japon fait son entrée sur le marché des exportations d’armes. Il supprime les restrictions sur les ventes d’équipements de défense qu’il s’imposait depuis des décennies en vertu de sa Constitution pacifiste. Ce changement historique vise à renforcer la base industrielle de défense japonaise et ouvre la voie à la vente d’armes à l’étranger.
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi veut exporter des navires de guerre, des missiles, d’autres armements pour faire de son industrie de défense un moteur de croissance économique à l’exemple de la Corée du Sud. Des pays allant de l’Ukraine à la Pologne en passant par les Philippines s’intéressent déjà à l’acquisition d’armes japonaises. L’un des premiers contrats pourrait porter sur l’exportation de navires de guerre d’occasion vers Manille.
Les exportations d’armes permettront d’augmenter les volumes de production d’armes japonaises, de réduire les couts unitaires et d’accroitre les capacités manufacturières mobilisables en cas de guerre.
Beaucoup d’opportunités
Des entreprises comme Mitsubishi Heavy peuvent construire des sous-marins, des avions de chasse, des missiles de pointe, mais elles dépendaient jusqu’ici de commandes limitées provenant d’un seul client : l’armée japonaise.
Le Japon a commencé à assouplir ses règles d’exportation à partir de 2014. Il livre aux États-Unis des missiles Patriot fabriqués dans l’archipel sous licence américaine. Il livrera prochainement des frégates à l’Australie. Il développe avec la Grande-Bretagne et l’Italie un avion de combat furtif de la sixième génération. (...)