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Huffington Post
Les regrets de Yaël Braun-Pivet après la minute de silence pour Quentin Deranque
#QuentinDeranque #lynchage #extremedroite #antifascisme #gauche #AssembleeNationale
Article mis en ligne le 27 mars 2026
dernière modification le 26 mars 2026

Contrairement à ce qu’elle a toujours affirmé, la présidente de l’Assemblée nationale dit aujourd’hui « regretter » qu’un hommage ait été rendu au militant d’extrême droite.

(...) Yaël Braun-Pivet semble avoir changé de position, puisque ce mercredi, elle affirme sur Sud Radio : « On peut regretter ». « Lorsqu’on regarde le profil de Quentin Deranque, effectivement, si on avait su à ce moment-là qu’il avait ce profil-là, je pense que probablement, la décision n’aurait pas été la même. Nous ne l’aurions pas faite ». Et pour cause : il apparaît que le jeune homme de 23 ans relayait sur les réseaux sociaux des messages à caractère raciste et antisémite, revendiquant sa proximité avec le fascisme.

Une enquête de Mediapart dresse le profil d’un « catholique traditionnaliste » aux accointances « néonazies ». « Moi je soutiens Adolf, mais chacun son truc », a-t-il écrit dans un tweet. Ou encore : « Mein Kampf est à faire lire à tous les lycéens ». Quand le député LFI Antoine Léaument fait remarquer que le Rassemblement national « a été fondé par des Waffen SS », Quentin Deranque répond : « Et c’est très bien ». Pas vraiment le genre de profil à qui la représentation nationale a l’habitude de rendre hommage...

« Je pense qu’aujourd’hui on peut regretter d’avoir eu cette minute de silence compte tenu du personnage », reconnaît Yaël Braun-Pivet. Ajoutant : « Maintenant, ce que nous ne pouvons pas regretter, c’est la condamnation de la violence en politique ».(...)


image : Houses of the Oireachtas from Ireland, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons