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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Liban : un cessez-le-feu sur le papier et une reprise des attaques
#guerreAuMoyenOrient #Liban
Article mis en ligne le 28 avril 2026

Le fragile cessez-le-feu conclu au Liban le 16 avril et renouvelé par Donald Trump le 23 pour trois semaines a été sérieusement compromis. Israël et le Hezbollah se sont mutuellement accusés de l’avoir violé. Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort dimanche 26 avril de 14 personnes dans des bombardements israéliens dans le Sud. Un soldat israélien a par ailleurs été tué et quatre autres grièvement blessés dimanche lors d’attaques du Hezbollah dans la « zone jaune », établie par Israël en territoire libanais.

Dès le départ, la trêve était fragile et partielle. Les violences n’ont jamais réellement cessé dans le sud du Liban, où l’armée israélienne s’est réservée le droit de continuer à prendre pour cible le Hezbollah pour empêcher des attaques « planifiées, imminentes ou en cours », selon les termes de l’accord.

Le parti chiite s’est naturellement réservé le même droit, ce qui signifie, en pratique, que les hostilités ne se sont jamais vraiment arrêtées. La seule différence entre aujourd’hui et avant le cessez-le-feu, est que Beyrouth, sa banlieue sud et la plaine de la Bekaa ne sont plus attaquées par les Israéliens, à la demande des États-Unis. En revanche, le front du Liban-Sud est resté actif, surtout que le Hezbollah a clairement affirmé qu’il ne reconnaissait pas la « zone jaune » établie par Israël.

La situation s’est sérieusement dégradée samedi et surtout dimanche, avec une intensification significative des raids aériens et des tirs d’artillerie israéliens. (...)

Le Hezbollah a de son côté revendiqué des tirs de roquettes, de drones kamikazes et d’autres attaques contre l’armée israélienne, qui occupe quelque 600 kilomètres carrés du territoire libanais.

De nouveaux déplacements de populations (...)

Plus d’un cinquième de la population est aujourd’hui déplacé dans son propre pays, soit plus d’1,2 million de personnes. (...)

La « zone jaune », que les Israéliens considèrent comme « une ligne de défense avancée » du nord d’Israël, compte une soixantaine de villes et de villages. Des explosifs et des engins de chantier sont utilisés par l’armée israélienne pour détruire les infrastructures vitales, les bâtiments publics, les écoles, les lieux de culte et les zones résidentielles.