Coincés pendant 6 jours sur une plateforme pétrolière en Méditerranée, dix migrants ont finalement été secourus, jeudi, par le navire Solidaire de l’ONG éponyme. Les exilés devraient désormais rejoindre le port d’Ortona en Italie.
Après six jours d’angoisse, les dix exilés coincés sur une plateforme pétrolière, le Miskar, au large de la Tunisie, ont finalement été secourus, jeudi 12 mars, par une ONG argentine, Solidaire, battant pavillon allemand.
Selon des informations de Sea-Watch qui suit l’affaire de près, le navire de cette ONG - baptisé Solidaire également - a récupéré les migrants jeudi et fait désormais route vers l’Italie. "À notre connaissance, le navire a été assignée à Ortona comme port de destination. C’est extrêmement loin", précise l’ONG. Et d’ajouter : "Pour l’instant, nous n’avons pas connaissance de cas médicaux à bord". (...)
Ces dix personnes – tous des hommes mais dont on ignore la nationalité – étaient parties de Libye à bord d’une embarcation de fortune il y a une semaine pour tenter de gagner l’Italie avec 28 autres personnes. Mais la traversée ne s’est passée comme prévu et le canot a fait naufrage. Recueillis par le Maridive 208, un navire marchand qui naviguait près de la plateforme, le groupe a ensuite été divisé - sans que l’on sache pourquoi - à l’arrivée des gardes-côtes tunisiens. Vingt-huit passagers ont été ramenés à terre, et les dix derniers amenés sur la plateforme Miskar.
Sur place, et en raison de la météo, les migrants ont vécu 5 jours de détresse. (...)
Face à cette situation, l’ONG Sea Watch avait appelé les autorités italiennes et maltaises à agir, en vain. "Nous avons alerté les autorités italiennes et maltaises par email lundi [9 mars]. Elles n’ont pris aucune mesure [...] Pourtant, il ne faudrait que 7 heures environ à un navire des garde-côtes italiens pour arriver sur place", avait détaillé l’ONG.
Miskar, sous juridiction tunisienne, se situe dans les eaux internationales, dans la zone de sauvetage (SAR zone) partagée entre la Tunisie et Malte. Ni la Valette, capitale de Malte, ni Rome, n’ont répondu aux demandes de sauvetage envoyées par l’ONG. (...)