La Cour de cassation a reconnu l’intention d’homicide du policier qui a tué Nahel Merzouk. Le 27 juin 2023, le jeune de 17 ans, était tué d’une balle tirée à bout portant lors d’un contrôle de son véhicule à Nanterre.
Trois ans après le décès de Nahel Merzouk, la Cour de cassation a annulé, ce vendredi 12 juin, la requalification des faits en « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Dans son arrêt, la Cour de cassation estime que le policier auteur du tir, « avait nécessairement conscience qu’il existait un risque létal pour le conducteur », reconnaissant l’intention d’homicide du fonctionnaire.
Le 27 juin 2023, Nahel Merzouk, 17 ans, était tué d’une balle tirée à bout portant par un policier lors du contrôle de son véhicule à Nanterre, au prétexte d’un « refus d’obtempérer » (...)
Dans un communiqué, Mounia Merzouk, la mère de Nahel, espère que « cet arrêt aura un impact sur toutes les autres affaires de violences policières et que cette dynamique de justice juste se poursuivra dans les dossiers en cours. »
La date d’ouverture d’un procès sur cette affaire n’est donc pas encore fixée, quel que soit le chef d’inculpation qui sera retenu. Rappelons que les affaires de violences policières débouchent rarement sur un procès qui permettrait de faire la lumière sur des décès quand la version policière est contestée. (...)
Silanoc, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons