À la suite d’un dépôt de plainte par Sébastien Delogu, candidat La France insoumise à la mairie de Marseille dans le cadre des élections municipales de 2026, le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour diffamation lundi 10 mars. L’élu affirme avoir été la cible de graves accusations qui pourraient en réalité relever d’une opération d’ingérence étrangère. Il s’agit du deuxième cas signalé en France en moins d’une semaine.
Selon l’équipe de Sébastien Delogu, l’affaire a commencé par la publication d’un blog attribué à une prétendue ex-collaboratrice parlementaire du député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône. « Puis il y a eu une campagne d’affichage, des faux profils sur les réseaux sociaux relayant ces accusations et même des personnes se faisant passer pour des journalistes afin de tenter de nous faire réagir », raconte le directeur de campagne du candidat insoumis à la mairie de Marseille lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
Alors que l’entourage de Sébastien Delogu a porté plainte et transmis les documents au journal Le Monde, le quotidien affirme pour sa part avoir identifié des indices d’une manipulation venue de l’étranger. Ces soupçons ont été confirmés dans la matinée du mardi 10 mars par Viginum, le service chargé de la vigilance et de la protection contre les ingérences numériques étrangères. L’organisme évoque même un mode opératoire jusqu’ici inédit en France. (...)
Une origine encore indéterminée (...)
Cette affaire intervient quatre jours après une autre campagne de désinformation attribuée à la Russie qui visait cette fois le candidat centriste à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel.
Depuis plusieurs mois, la campagne des municipales est identifiée comme pouvant faire l’objet d’importantes ingérences. Pour l’instant, toutefois, la situation ne ressemble pas au « tsunami » redouté, mais plutôt à un « flux continu », selon Viginum.