Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
RFI
« Nous craignons que, du fait du conflit avec l’Iran, on oublie ce qui se passe à Gaza et en Cisjordanie »
#Israel #Gaza #Cisjordanie #genocide #famine #tortures #cessezleFeu
Article mis en ligne le 4 mars 2026

L’aide humanitaire à la bande de Gaza va à nouveau pouvoir passer via Kerem Shalom, à la frontière entre l’enclave palestinienne, Israël et l’Égypte. Fermé depuis samedi, comme tous les autres points de passage vers l’enclave palestinienne, après le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ce poste-frontière devait rouvrir ce mardi 3 mars. C’est ce qu’a annoncé Israël. La fermeture du point de passage de Kerem Shalom a des conséquences graves pour les habitants de Gaza.

« Quand vous avez 1,5 million de personnes qui sont en insécurité alimentaire, avec une perspective possible de 100 000 enfants malnutris début avril, lorsque vous avez près de 20 000 blessés qui sont en train de mourir à petit feu et qu’on n’arrive pas à évacuer parce que les autorités israéliennes ne respectent pas la loi internationale et la possibilité de faire en sorte que ces personnes soient traitées en dehors de la bande de Gaza. Lorsque vous avez 40 % du dispositif de soins supporté par les humanitaires qui risquent de disparaître parce qu’il y a une possibilité d’être expulsés par les autorités israéliennes. Oui, vous avez des besoins qui sont importants, et chaque fermeture totale des passages qui permettent l’entrée d’aide a un coût énorme sur la population », explique le docteur Jean-François Corty, président de Médecins du Monde.

(...)

« Il n’y a aucun répit sur Gaza et la Cisjordanie, quand bien même les autorités israéliennes et l’armée israélienne seraient mobilisées davantage sur le front libanais et iranien, le blocus reste majeur sur Gaza. L’aide est largement sous-proportionnée. La pression sur les ONG internationales reste très forte. Donc, on reste particulièrement inquiet par rapport à la situation humanitaire », ajoute le Dr Jean-François Corty.

(...)