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Nouvelle attaque contre Disclose : le gouvernement réclame la censure de l’enquête « Egypt Papers »
#libertedelaPresse #secretdesSources #Disclose #ArianeLavrilleux
Article mis en ligne le 14 juin 2026
dernière modification le 12 juin 2026

Le ministère de la justice exige la dépublication de notre enquête mise en ligne en 2021 sur la complicité de la France dans des crimes commis par la dictature égyptienne. La chambre de l’instruction doit se prononcer le 8 juillet sur une éventuelle réouverture de l’enquête judiciaire qui avait reconnu l’intérêt public de nos révélations et mis hors de cause la journaliste Ariane Lavrilleux, à nouveau menacée par l’État.

C’est un nouveau coup de pression inédit contre Disclose. Le ministère de la justice réclame la censure de notre série d’articles « Egypt papers » et du documentaire diffusé sur Complément d’enquête (France 2) fin 2021, et toujours en accès libre. Cette demande déposée le 20 mai dernier par un procureur devant la cour d’Appel de Paris vise à faire disparaître des informations d’intérêt public sur la complicité de la France dans les meurtres de civils en Égypte. Une complicité incarnée par une opération de renseignement militaire classée « secret défense » : l’opération Sirli.

Mais ce n’est pas tout.

Le procureur, nommé par le président de la République sur proposition du ministre de la justice, réclame aussi la mise en examen d’Ariane Lavrilleux. Quand bien même notre journaliste a bénéficié d’un non-lieu dans ce dossier, où elle était poursuivie pour « appropriation et divulgation de secret de la défense nationale ». Pour rappel, Ariane Lavrilleux a vu son appartement perquisitionné, a subi une garde à vue de 39 heures et a été surveillée dans ses moindres faits et gestes pendant des semaines.

Enfin, le ministère de la justice exige que les autres signataires de l’enquête soient convoqués par un·e juge.

Reporters sans Frontières dénonce « un acharnement judiciaire et le signe d’une criminalisation inquiétante du journalisme ». (...)

Retour sur cinq ans de procédure judiciaire contre Disclose (...)