Il y a tout juste quelques semaines entrait en vigueur le Traité mondial sur la haute mer – une victoire historique après plus de 20 ans de mobilisation de la société civile et des organisations environnementales. Pour autant, ce n’est pas le moment de nous reposer sur nos lauriers ! Il faut désormais que cet instrument juridique porte concrètement ses fruits, et que la protection des océans devienne effective. Nous avons identifié six « chantiers prioritaires » pour nos océans auxquels nous allons nous atteler cet année. Comme toujours, nous allons avoir besoin de vous sur le pont, on compte sur vous !
1. Des résultats solides pour la première COP Océans
La première COP Océans, qui devrait se tenir avant la fin de l’année au siège de l’ONU à New York, sera une occasion de transformer les intentions en plans d’action concrets. Greenpeace, aux côtés de la communauté scientifique, continuera de faire pression pour que cette première COP Océans accélère la préservation des écosystèmes marins les plus vulnérables.
2. La création d’un premier sanctuaire marin international (...)
Greenpeace Afrique lance une opération baptisée “Sentinelles de la mer”, au cours de laquelle elle ira rendre visite, à bord de l’Arctic Sunrise, aux communautés côtières du Sénégal et de la Gambie. Le but : promouvoir les pratiques de pêche durables, lutter contre la pêche illégale et demander la création d’une réserve marine dans cette zone – la première au titre du traité international récemment entré en vigueur.
3. La fin des forages pétroliers exploratoires dans le Récif de l’Amazone
Le Récif de l’Amazone, qui s’étend au large des côtes du Brésil et de la Guyane, est un écosystème d’une richesse exceptionnelle encore largement méconnu. (...)
Ce récif est pourtant menacé. L’embouchure de l’Amazone est convoitée de longue date par les grandes compagnies pétrolières – dont Total, qui avait finalement renoncé à ses ambitions en 2020 après une mobilisation internationale massive. Mais Petrobras, la compagnie pétrolière brésilienne, n’a rien lâché (...)
4. Une véritable défense des aires marines protégées françaises
Malgré leur nom, les aires marines protégées (AMP) françaises sont loin d’être à la hauteur : des activités destructrices comme la pêche industrielle continuent d’y être autorisées, alors qu’elles sont censées être des refuges pour la biodiversité. (...)
98,4 % de ces zones autorisent des pratiques qui détruisent les écosystèmes. Quelques interdictions existent bien, comme celle du chalutage électrique, mais elles ne suffisent pas. (...)
5. Un moratoire contre l’exploitation minière des grands fonds (...)
6. Un traité contre la pollution plastique (...)