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Blog Dr. Pamela Chrabieh
Quand la terre libanaise rend l’âme
#guerreAuMoyenOrient #Liban
Article mis en ligne le 7 mai 2026
dernière modification le 4 mai 2026

Je suis hantée par une obsession : la question environnementale. Ce n’est pas une posture intellectuelle, c’est une affaire de sang. C’est l’héritage viscéral de ma grand-mère Alice et de ma mère Sylvana, ces femmes qui m’ont appris à chérir la terre comme une extension de notre propre peau. Et pourtant, en regardant aujourd’hui les terres du Sud de mon pays dévastées, littéralement massacrées dans un silence assourdissant qui englobe les humains et les écosystèmes, je suis saisie d’un vertige paralysant. À quoi bon ? À quoi bon continuer à dessiner ces fragments, à quoi bon écrire, à quoi bon chanter quand le sol même qui porte nos voix est en train de rendre l’âme ? Il y a une indécence grotesque à s’acharner sur les mots, les formes, les couleurs et les sons, alors que la physique des missiles redessine notre géographie à coups de métaux lourds.

On nous abreuve de concepts dont la date de péremption est dépassée depuis des décennies. On s’égosille à prononcer les mots “cessez-le-feu” ou “cessation des hostilités” avec le zèle d’un prêtre pratiquant un exorcisme sur un cadavre déjà froid, comme si cette incantation magique allait brusquement suspendre la trajectoire des explosifs ou forcer le réel à s’aligner sur les communiqués de presse de l’ONU. On nous balance du “post-guerre” et de la “reconstruction” à toutes les sauces, avec l’optimisme lobotomisé d’un agent immobilier vendant un triplex sur une faille sismique en pleine activité. Mais pendant que les diplomates ajustent leurs cravates, la terre, elle, se fissure sous une pluie de particules fines et de résidus chimiques, transformant notre espace vital en une géographie de l’absolument inhabitable.

Ce divorce consommé entre le dictionnaire et le terrain n’est pas un simple accident linguistique ; c’est un anesthésiant collectif. (...)


- Communiqué de presse : L’Œuvre d’Orient dénonce la destruction d’un monastère à Yaroun

Vendredi (1er Mai, 2026), l’armée israélienne a détruit un monastère à Yaroun, l’un des villages du Sud-Liban. Ce refuge appartenait aux Sœurs salvatoriennes, un ordre religieux grec-catholique connu de L’Œuvre d’Orient, qui le soutient régulièrement, en particulier les écoles qu’il prend en charge au Liban.

L’Œuvre d’Orient condamne cet acte volontaire, représenté par la destruction d’un lieu de culte, ainsi que la destruction systématique des maisons dans le Sud-Liban, qui vise à empêcher le retour des populations civiles.

L’Œuvre d’Orient rappelle que d’autres refuges chrétiens ont également été détruits pendant la guerre en 2024, comme les églises melkites des villages de Yaroun et de Debel, toutes deux classées comme patrimoine libanais.