Une grande manifestation est prévue dans l’après-midi du samedi 21 mars à Prague contre le gouvernement du milliardaire Andrej Babis. Les organisateurs, qui espèrent réunir jusqu’à 400 000 personnes, reprochent à sa coalition de s’attaquer à certains fondements de la démocratie et de l’État de droit. Récemment, c’est une proposition de loi sur le statut des organisations non gouvernementales (ONG) qui a suscité craintes et critiques.
Menaces sur l’audiovisuel public, pressions sur le président de la République, et désormais un texte en préparation visant à encadrer fermement les activités des ONG, les obligeant à s’inscrire sur un registre spécial en cas de financements ou même de contacts avec l’étranger... Pour certains, la coalition au pouvoir composée de partis classés à l’extrême-droite est en passe de profondément transformer la République tchèque.
« Les ONG ciblées par cette proposition de loi risquent d’être harcelées administrativement si les autorités le souhaitent », indique Katerina Safarikova, éditorialiste du site d’information Seznam Zpravy, qui ajoute que « cela touche énormément de monde, car ce texte concerne tous les types d’ONG, que ce soit dans l’humanitaire, dans le domaine de la santé mentale, etc. »
Du monde est donc attendu au rassemblement du jour, d’autant que cette proposition de loi controversée a déjà été critiquée par le chef de l’État, Petr Pavel, que de nombreux Tchèques étaient venus soutenir dans la rue le 1er février. (...)
image : Pavel Fric, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/license...> , via Wikimedia Commons