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Amnesty International
Russie. La condamnation à quatre ans de prison d’une propriétaire de discothèque témoigne d’une aggravation de la répression contre les droits des LGBTI
#Russie #LGT+ #droits #repression
Article mis en ligne le 29 mars 2026
dernière modification le 28 mars 2026

En réaction à la condamnation de Tatiana Zorina, propriétaire d’une discothèque, à quatre ans d’emprisonnement dans une colonie pénitentiaire pour avoir soi-disant organisé l’« activité extrémiste » d’un « mouvement international LGBT » inexistant dans son établissement, Marie Struthers, directrice du programme Europe de l’Est et Asie centrale à Amnesty International, a déclaré :

« La condamnation de Tatiana Zorina illustre de façon saisissante l’aggravation de l’utilisation abusive de la législation relative au prétendu “extrémisme” par les autorités russes, qui devient de la persécution pure et simple contre les personnes LGBTI et leurs allié·e·s. Tenir un établissement privé conçu comme un espace où les personnes LGBTI peuvent être elles-mêmes n’est pas un crime. Nier ce droit est lamentable. (...)

Le 23 mars, le tribunal du district d’Ingodinsky, dans la ville de Tchita (est de la Sibérie), a condamné Tatiana Zorina, une jeune entrepreneuse de 23 ans, à quatre années d’emprisonnement dans une colonie pénitentiaire pour avoir « géré les activités d’une organisation extrémiste ». Le jugement lui interdit en outre d’animer des forums sur Internet ou de diriger des associations publiques pendant quatre ans à l’issue de sa libération.

Tatiana Zorina a été arrêtée à la fin du mois d’octobre 2024 après une descente de police dans la discothèque « Tochka », appelée auparavant « Jackson ». L’enquête affirmait que cet établissement servait à « promouvoir l’idéologie » du prétendu « mouvement international LGBT », une entité inexistante qui a été désignée comme organisation « extrémiste » en Russie le 30 octobre 2023 et qui est invoquée arbitrairement pour cibler les personnes LGBTI et celles qui les soutiennent.

À la fin de l’année 2025, au moins 23 procédures pénales avaient été engagées pour « extrémisme » contre des activités LGBTI. (...)