La Syrie est particulièrement impactée par la baisse de l’aide humanitaire mondiale, notamment américaine. Dans le nord-ouest du pays, des centaines de milliers de déplacés vivent toujours dans des abris de fortune. À la chute du régime de Bachar el-Assad, fin 2024, ils espéraient pouvoir rentrer chez eux. Mais en voyant leurs villages détruits, la plupart sont restés coincés dans des camps en attendant une reconstruction qui prendra des années. À mesure que le temps passe, les conditions de vie s’y dégradent et les infrastructures vitales comme les hôpitaux menacent de fermer. Illustration dans l’immense camp de Qah.
Qah est un océan d’abris de fortunes, où vivent encore des centaines de milliers de déplacés. Les infrastructures vitales sont au bord de l’effondrement, faute de financements. C’est le cas de la maternité du camp, jusque là soutenue par l’ONG syro-américaine SAMS et par l’ONU. Le programme d’aide doit s’arrêter fin juin.
Mazen Alaraj est le directeur de l’hôpital de Qah. Avec un manque d’aide il craint pour l’avenir du lieu.
« On accueille en moyenne 250 personnes par jour. On réalise 250 accouchements par mois dont 60 césariennes, témoigne-t-il. Si on doit fermer, ça serait une véritable catastrophe pour la région. Les coupes budgétaires changent radicalement la vie des gens pour le pire. » (...)