Des dépôts de carburant ont été ciblés par l’armée israélienne dans la nuit du 7 au 8 mars, première attaque contre des infrastructures énergétiques depuis le début de la guerre. Depuis, l’atmosphère au-dessus de la capitale iranienne est saturée de gaz toxiques, s’inquiète la presse internationale. En riposte, une attaque de drone a visé une usine de dessalement à Bahreïn.
(...) Le ministre du Pétrole iranien a confirmé ces bombardements dans les provinces de Téhéran et d’Alborz. Les autorités assurent que les incendies sont sous contrôle. (...)
“Les explosions ont semé la panique à Téhéran, assure le quotidien américain. Les bombardements ont fait trembler les maisons à des kilomètres à la ronde, ont déclaré des habitants, et l’air était saturé de fumée.” Citant les chiffres d’une agence de presse iranienne, le site de la NPR fait état de quatre chauffeurs de camions-citernes tués.
Gaz toxiques et pluies acides (...)
La population s’est vu recommander le port de masques FFP2 alors que le ciel de la capitale iranienne se constellait de nuages noirs toxiques. (...)
“Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que cette attaque à grande échelle marque une ‘nouvelle phase dangereuse’ du conflit et constitue un crime de guerre”, rapporte Al-Jazeera. Israël a lui justifié ces attaques en expliquant que ces dépôts “étaient utilisés par les forces armées iraniennes”.
Bahreïn ciblé en représailles
La réaction du régime ne s’est pas fait attendre, note la NPR : “Téhéran a répondu à ces attaques sur ses infrastructures en prenant pour cible celles de ses voisins, frappant une usine de dessalement à Bahreïn” dans une attaque de drone. Dans son live, le site de Ha’Aretz ajoute que “le Corps des gardiens de la révolution islamique a déclaré avoir lancé des missiles sur une raffinerie de pétrole à Haïfa”. (...)