(...) Mercredi 25 novembre à 10h, j’ai accompagné un ami qui été convoqué au
commissariat du boulevard Bourdon à Paris pour être auditionné car
soupçonné d’avoir participé à la manifestation en solidarité avec les
migrants de dimanche dernier. Nous étions 6 dont des membres de la
famille de cette personne à l’attendre sur le trottoir devant le
commissariat.
20 minutes après qu’il soit entré des policiers sont
sortis du commissariat et nous ont demandé ce que nous faisions là, nous
avons répondu que nous attendions un ami convoqué. Ils nous ont alors
demandé de traverser le boulevard.
Sur le trottoir d’en face ils ont été
rejoints par de très nombreux ( plus de 20) policiers et gendarmes. Ils
ont contrôlé nos identités trois fois de suite (à chaque nouvelle
arrivée d’un nouveau corps de policiers).
Une fois ce contrôle effectué
nous leur avons dit que nous voulions partir ce dont ils nous ont
empêchés en nous encerclant. Notre ami est sorti de sa convocation ,
nous avons demandé de pouvoir repartir avec lui : refusé.
Une sorte de
chef en civil nous a alors signifié que nous étions soupçonnés d’avoir
enfreint l’article 13 de la loi de 1955 sur l’état d’urgence en
participant à un rassemblement interdit.
Nous avons été embarqués dans
un fourgon et acheminés jusqu’au commissariat de la rue de la Montagne
Sainte Geneviève dans le 5ème. Notre fourgon était encadré par deux
camions. L’ami resté sur place nous a dit qu’à notre départ des jeeps de
l’armée et autres camions sont arrivés boulevard bourdon et ont bloqué
le périmètre devant le commissariat.
De notre côté, arrivés au
commissariat du 5ème , nous avons été fouillés au corps puis enfermés
dans la cage vitrée du commissariat pendant 2heures. Enfin nous avons
tous été entendus sur l’infraction à l’article 13 de la loi de 1955
soupçonnés d’avoir participé à un rassemblement interdit.
Nous avons
répondu à la question portant sur les raisons qui nous avaient emmenés
au commissariat (description de la matinée) , ensuite des questions
autres (ensuite des questions autres ( sur notre participation
éventuelle à la manif de dimanche, sur les causes pour lesquelles nous
militions et notamment si nous soutenions les migrants, sur les causes
pour lesquelles notre ami militais) nous ont été posées auxquelles dans
l’ensemble nous n’avons pas répondu arguant du fait qu’elles n’avaient
rien à voir avec notre présence au commissariat. Nous étions tous sortis
vers 15h."