Le secrétaire départemental de la CGT du Nord, Jean-Paul Delescaut, condamné en première instance à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme après la diffusion d’un tract de soutien au peuple palestinien, a été relaxé lundi 2 mars 2026 en appel par la cour d’appel de Douai.
(...) Un passage de ce document avait particulièrement suscité la polémique : il évoquait les "horreurs de l’occupation illégale [israélienne]" et affirmait qu’elles "recevaient les réponses qu’elles avaient provoquées".
Face à la controverse, le syndicat régional avait retiré le tract, le remplaçant trois jours plus tard par une version corrigée émanant de la confédération nationale.
La cour d’appel reconnaît un "débat d’intérêt général"
Dans son arrêt, la cour d’appel de Douai a estimé que la publication s’inscrivait "dans le traditionnel soutien du syndicat CGT au peuple palestinien dans sa lutte contre l’État d’Israël". Les magistrats ont souligné que si le texte ne condamnait pas explicitement les actes terroristes, il ne les glorifiait pas non plus. (...)
Dans un communiqué publié après le jugement, la CGT du Nord a insisté sur son engagement "pour la paix des peuples et contre toute forme de violence", estimant que "plus jamais, le débat politique et judiciaire français ne devra faire l’objet d’une instrumentalisation de sujets aussi intimes et sensibles".