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Marie-Claude Saliceti
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Contre-Attaque
Une conférence antimilitariste interdite à la fac de Grenoble pour « risque de trouble à l’ordre public »
#universites #censure #repression
Article mis en ligne le 7 mars 2026
dernière modification le 6 mars 2026

Mise au pas des universités : après la criminalisation du mouvement pro-palestinien, l’interdiction de dénoncer la guerre ! La présentation aura tout de même lieu hors du campus.

Le gouvernement débloque des sommes colossales pour acheter des armes, le service militaire est remis à l’ordre du jour, la propagande militariste est partout, aucun contre-discours n’est accepté dans les médias dominants… Et il devient même interdit de dénoncer la guerre sur les campus ! (...)

le Ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a diffusé une circulaire demandant aux universités d’interdire les « meetings politiques » dans les facs. C’est une attaque sans précédent contre la liberté d’expression dans les lieux universitaires.

Pire, cette circulaire a été envoyée le 16 février en réponse à la bagarre mortelle de Lyon. Le gouvernement instrumentalise donc la mort d’un néo-nazi, dans le cadre d’un affrontement qu’il avait lui même initié, pour restreindre massivement la vie sociale et politique du monde étudiant. Ce ministre utilise cyniquement un fait qui n’a rien à voir avec l’université, puisque la bagarre de Lyon a eu lieu hors du campus de Science politique, et avant même le début d’une conférence de Rima Hassan. Relier ces deux événements est tout simplement mensonger. Pourtant, le 17 février, le ministre promettait qu’il n’y aura « pas d’autres meetings de ce type là dans les établissements ». L’extrême droite a donc gagné : en attaquant les conférences, elle obtient une censure généralisée. (...)

En novembre dernier, Philippe Baptiste avait fait interdire au Collège de France un colloque sur la Palestine, à la demande de lobbies pro-Israël. Avant cela, une répression très violente avait visé les mobilisations pour la Palestine dans les établissements supérieurs, notamment des assauts policiers au sein des Instituts d’études politiques, occupés l’an dernier pour dénoncer le génocide à Gaza. À Nantes, la présidente de l’Université tente même de faire interdire les Assemblées Générales.

Ce sont autant d’attaques gravissimes contre le mouvement étudiant, sans commune mesure avec les autres pays européens. (...)