Chanteur et écrivain engagé, auteur de “Petit Pays” (prix Goncourt des Lycéens 2016), et membre du comité de soutien de SOS MEDITERRANEE depuis 2018, Gaël Faye était présent à l’Escale Solidaire #2 le 1er décembre 2025, au théâtre du Châtelet à Paris. Il y a partagé son expérience de l’exil et rappelé l’importance de sauver des vies en mer.
Né au Burundi, Gaël Faye nous raconte sa propre expérience des frontières et de l’exil. Il confie son attachement à son pays natal, dans lequel il aurait voulu vivre et grandir. “Je n’avais aucune envie de le quitter ” reconnaît-il.
Mais la situation politique du pays, marquée par le génocide des Tutsis, a contraint sa famille à trouver un nouvel endroit pour “vivre et se reconstruire”.
Rapatrié en France en 1995, il dit sa reconnaissance de n’avoir jamais eu à se soucier des frontières grâce à son passeport français, tout en s’indignant du privilège que cela représente.
“Il y a une inégalité terrible, criante dans le monde dans lequel on vit, où certaines nationalités, certains passeports, permettent de franchir des frontières, là où d’autres sont assignés chez eux, même quand le chez soi devient invivable.”
Derrière chaque chiffre, des vies à secourir (...)
Gaël Faye rappelle la nécessité de défendre des valeurs communes, celles de la dignité humaine, du respect de l’autre et de lutte contre le racisme.
Il dénonce le paradoxe d’un continent riche, attaché à ces principes, mais qui laisse un vide en matière de recherche et de sauvetage en mer – un vide que des organisations comme SOS MEDITERRANEE tentent de combler. (...)