L’arrêté interdisant aux associations non mandatées par l’État de distribuer des repas aux migrants dans une partie du centre-ville de Calais a été de nouveau prolongé par la préfecture du Pas-de-Calais.
Saisis en urgence par une dizaine de ces associations, le tribunal administratif de Lille et le Conseil d’État avaient néanmoins refusé respectivement les 22 et 25 septembre de suspendre l’arrêté initial.
Depuis début octobre, l’unique association mandatée par l’État, La vie active, effectue des maraudes alimentaires "mobiles" permettant de "limiter les rassemblements de personnes", au cours desquelles les migrants "se voient remettre un repas complet et de l’eau en bidon", poursuit le communiqué du préfet.
"Les maraudes suivent deux circuits pré-déterminés en périphérie de la ville", l’un desservant l’est de Calais, l’autre une zone autour du Fort Nieulay à l’ouest. "Ces maraudes alimentaires font deux passages, à minima, sur chaque circuit dédié", précise-t-il.
Les associations, elles, ont estimé que ces nouvelles maraudes alimentaires étaient "une opération de communication". François Guennoc, de l’Auberge des migrants, avait notamment déclaré à InfoMigrants, que le parcours initial prévu par les autorités n’était pas respecté.
Par ailleurs, selon lui, ces distributions n’atteignent pas l’ensemble des exilés vivants à Calais. (...)