La MAIF est aujourd’hui interpellée par diverses organisations sur sa
décision d’investir dans un fonds créé par la Caisse des Dépôts pour financer l’hébergement des personnes fragiles.
Par cette lettre, nous tenons à vous réaffirmer que ce choix de la MAIF ne répond en rien à un objectif spéculatif et correspond à notre volonté de contribuer à des questions de société qui nous concernent tous, en tant que citoyens, en tant que militants et en tant qu’investisseur responsable.
(...)
Le projet que nous soutenons dans ce contexte vise simplement à agir pour ce que nous croyons juste, dans un cadre transparent. La MAIF a en effet veillé à s’entourer de toutes les garanties :
Un cahier des charges défini par l’Etat au travers de deux appels d’offres,
Un fonds géré par le Groupe Caisse des Dépôts.
La rémunération du fonds quant à elle s’inscrit dans le cadre de ce qui relève d’un investissement d’intérêt général, c’est-à-dire en-dessous des seuils exigés habituellement, tout en permettant au minimum de préserver les fonds de nos sociétaires et de pouvoir nous impliquer de façon structurelle et non anecdotique dans la lutte contre le mal logement, et même le non logement des populations en détresse.
A travers cette initiative, ce sont les valeurs de solidarité et d’engagement de la MAIF qui s’exercent dans notre volonté d’aider les plus fragiles sur nos territoires.
Aujourd’hui, à l’écoute des organisations qui nous ont interpellés sur le sujet, nous avons demandé que soit diligenté, dans les plus brefs délais, un audit des résidences hôtelières à vocation sociale détenues par Hémisphère, et exploitées par ADOMA, afin de nous assurer collectivement du respect du cahier des charges défini lors de l’appel d’offres réalisé par l’État, et notamment des conditions d’hébergement dans chacun de ces centres. Les résultats de l’audit,
réalisé par KPMG, seront connus à la fin avril et nous permettront
de prendre une position.
Rappel de la lettre ouverte :
La MAIF doit cesser de financer la machine à expulser ! Lettre ouverte au Président de la MAIF : appel à signatures