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Libération
Toulouse : un jeune homme en soins intensifs après l’évacuation de la faculté Jean-Jaurès
Article mis en ligne le 12 mai 2018

Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête après qu’un jeune homme a été blessé, mercredi lors de son interpellation, par l’explosion accidentelle d’une grenade défensive que portait dans son vêtement un policier.

(...) Il était cinq heures trente du matin ce mercredi lorsqu’un groupe d’une cinquantaine d’étudiants tout juste évacués par les CRS de l’université Jean-Jaurès dans le quartier du Mirail, débarque à la gare Matabiau. Avec pour objectif, selon les témoignages recueillis par Libération, d’y tenir leur AG dans le local syndical des cheminots de la SNCF qui soutiennent depuis début mars leurs revendications.

« Maintenu au sol »
A la sortie du métro, le groupe se serait alors retrouvé face à plusieurs équipages des brigades anticriminalité (BAC) déployés pour les empêcher de pénétrer dans l’enceinte de la gare. Dans ce contexte tendu, ces derniers décident néanmoins d’interpeller Guillhem, l’un des manifestants, suspecté d’avoir détérioré une caméra de surveillance dans la faculté, au départ de l’action. (...)

Insultes. Bousculades. Maintenu au sol, le jeune homme, aurait alors été grièvement blessé par l’explosion de la grenade à main de « désencerclement » détenue par l’un des policiers en civil chargés de son interpellation. Dans quelles conditions cet incident a-t-il eu lieu ? Selon le témoignage de Lola (1), 22 ans, étudiante, recueilli par Libération jeudi, le jeune blessé, « d’allure frêle était maintenu au sol quand l’un des policiers aurait sorti la grenade de sa poche dans le but de faire reculer le groupe de manifestants ». Une vidéo de la scène aurait été tournée par les manifestants (...)

Jeudi matin, soutenus par des étudiants du Mirail, une quarantaine de demandeurs d’asile hébergés durant le blocage à l’université Jean-Jaurès, installaient leurs tentes sur le parvis de la cathédrale Saint-Etienne sous les fenêtres de la préfecture. La veille, un rassemblement au même endroit rassemblait près de deux cents manifestants, étudiants et cheminots venus dénoncer « la politique de la matraque du gouvernement Macron ».