Les eurodéputés et les États membres de l’Union européenne ont trouvé, lundi 1er juin 2026 au soir, un accord pour accélérer les expulsions des personnes en situation irrégulière, notamment grâce à la création de « hubs de retour » dans des pays tiers. Une mesure saluée par la droite et l’extrême droite, qui y voient un moyen d’accélérer les expulsions et d’affaiblir les réseaux de passeurs, mais dénoncée par la gauche, qui accuse l’Union européenne d’externaliser sa politique migratoire au détriment des droits fondamentaux.
Le bras de fer s’est joué jusqu’à tard dans la soirée à Bruxelles, le 1er juin. Au cœur des débats : la possibilité de créer des centres à l’étranger où renvoyer les migrants illégaux. (...)
En France, l’eurodéputé François-Xavier Bellamy (Les Républicains), qui a milité pour le durcissement des règles, défend une rupture avec ce modèle italien. « L’Italie a créé des centres pour accueillir les demandeurs d’asile. Nous créons des centres de retour et nous, d’une manière générale, nous changeons les procédures applicables au retour pour des personnes qui sont déboutées du droit d’asile, par exemple, et qui ont été déboutées par une décision de l’État », fait-il valoir. (...)
La gauche pointe une politique de l’UE qui « reflète les priorités de l’extrême droite » (...)
Un sentiment que partage l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara, pour qui « l’accord reflète les priorités de l’extrême droite, c’est-à-dire toujours plus d’enfermement ». (...)
La bataille n’est pas terminée. La gauche promet de bloquer le texte en plénière puis devant la justice si nécessaire. L’accord doit être formellement adopté par le Parlement et le Conseil avant de pouvoir entrer en vigueur. Il devra être voté une dernière fois dans les prochaines semaines.