Féminisme paysan et populaire, réforme agraire et souveraineté alimentaire
Bagnolet, 18 février 2026) En ce 8 mars, Journée internationale des luttes pour les droits des femmes, en tant que femmes rurales, autochtones, afro-descendantes, pêcheuses artisanales, éleveuses, travailleuses rurales et personnes de genre divers des communautés rurales, nous élevons nos voix depuis tous les territoires du monde contre l’impérialisme, le fascisme, le racisme et les reculs des droits historiques. Nous disons non à la violence structurelle, à la dépossession, aux déplacements forcés et aux féminicides. Nous voulons vivre !
Nous nous mobilisons pour une réforme agraire féministe et populaire dans le cadre de la IIe Conférence sur la réforme agraire et le développement rural, (CIRADR+20),
qui se tiendra à Carthagène, en Colombie, pour défendre la terre, l’eau, les semences et les territoires. Nous nous mobilisons pour nos vies, pour le droit d’exister dans la dignité, sans violence, ni exploitation ni discrimination. (...)
Nous exigeons :
- Des titres fonciers qui soient également au nom des femmes, respectant et renforçant les formes communautaires de propriété foncière.
- L’égalité des droits successoraux et d’accès aux ressources naturelles.
- La participation pleine et effective des femmes rurales à toutes les décisions qui concernent leurs territoires.
- La reconnaissance et redistribution du travail de soin, indispensable à la vie et à la production alimentaire.
Notre combat est celui d’une réforme agraire globale, populaire et féministe qui garantisse non seulement l’accès à la terre, mais aussi à des conditions de vie dignes, à l’éducation, la santé, le logement, la culture et la liberté.
Économies féministes du soin : placer la vie au cœur (...)
Stop aux violences faites aux femmes et aux personnes de diverses origines. (...)
Nous réaffirmons notre engagement dans la campagne de La Via Campesina et disons : Halte aux violences faites aux femmes !
Nous exigeons :
- Des politiques publiques efficaces pour prévenir et éradiquer toutes les formes de violence.
- La protection des femmes qui défendent la terre et les territoires.
- La fin de la criminalisation de celles et ceux qui luttent pour la justice agraire.
- L’éducation à la non-violence pour tous.
Féminisme paysan et populaire : notre proposition politique (...)
2026 : Année internationale de la femme agricultrice
Nous saluons la déclaration des Nations unies faisant de 2026 l’Année internationale de la femme agricultrice. Mais nous l’affirmons clairement : cette reconnaissance ne peut rester lettre morte.
Les agricultrices n’ont pas besoin d’hommages symboliques. Nous avons besoin :
- d’un accès réel à la terre.
- de l’égalité salariale.
- de l’accès au crédit et à une assistance technique.
- de pouvoir participer dans les espaces et décisions politiques.
- d’une vie sans violence.
Notre travail garantit la sécurité et la souveraineté alimentaire de nos peuples. Sans nous, il n’y a pas d’avenir pour les campagnes !
Ce 8 mars, nous continuons à marcher ! (...)