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Après 7 jours de grève des agents de sûreté : La responsabilité de L’Etat et d’ADP est engagée
Communiqué de l’UL CGT Roissy au 7è jour de la grève des agents de sûreté
Article mis en ligne le 23 décembre 2011

Sur ordre du gouvernement, les agents de sûreté en grève à Roissy ont été remplacés par des policiers et des gendarmes ce jeudi 22 décembre matin. Sarkozy veut briser cette grève qui témoigne de la colère sociale qui couve dans le pays et craint la contagion à d’autres salariés. Cette manœuvre accroît encore davantage la colère des grévistes qui dénoncent depuis maintenant 7 jours leurs conditions de travail déplorables, les bas salaires et la précarité. C’est le droit de grève qui est piétiné, comme l’a déclaré hier le principal syndicat des gardiens de la paix, SGP-FO, qui s’est prononcé contre ces remplacements. L’UL CGT Roissy exige le retrait des forces de l’ordre de tout poste de travail d’un agent de sûreté gréviste !

Cette situation nous rappelle que les agents de sûreté exercent une mission de service public qui consiste à assurer la protection des usagers du transport aérien. Ce sont d’ailleurs les passagers qui financent eux-mêmes ce service en payant une taxe aéroportuaire de 11,50 € comprise dans le prix de leur billet d’avion. Mais depuis dix ans, l’Etat, à travers ADP, délègue cette mission de service public à des entreprises privées, avec des conséquences désastreuses pour les salariés comme pour le service public :

Les entreprises privées de sûreté se livrent en effet à une guerre commerciale acharnée pour obtenir les marchés. Ces marchés sont soigneusement découpés par ADP pour mettre les salariés en concurrence les uns avec les autres. Les marchés sont attribués aux entreprises qui présentent la facture la moins élevée, ce qui tire les salaires vers le bas et pousse à dégrader les conditions de travail (plannings flexibles, temps partiel, augmentation de la charge de travail, etc.).

De plus, cette mise en concurrence permanente précarise l’emploi. Les marchés de la sûreté sont en effet conclus pour des périodes de trois ans. Lorsqu’une entreprise perd un marché, les emplois sont menacés et les acquis sont remis en cause chez le repreneur. Rien n’est jamais acquis et les emplois sont par nature précaires, même en CDI.

Enfin, ces bas salaires, cette précarité, ces mauvaises conditions de travail, ne permettent pas aux agents de sûreté d’exercer leur mission dans de bonnes conditions. Ils sont stressés, fatigués, démotivés. L’intérêt privé (la recherche du profit) est inconciliable avec le service public, elle menace la sûreté des usagers.

La privatisation de la sûreté se traduit ainsi par des bas salaires, de mauvaises conditions de travail, la remise en cause permanente des acquis et des emplois, et un service public dégradé. (...)

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