Sous la pression, Dexia réduit les salaires de ses dirigeants
La banque franco-belge Dexia, sauvée de la faillite par les pouvoirs publics durant la crise, a accepté mercredi sous la pression de Paris et Bruxelles de revoir à la baisse la rémunération de plusieurs de ses dirigeants.
(...) Sans attendre la publication de ses résultats annuels pour 2013, prévue ce jeudi matin, la banque a tenu à désamorcer la crise déclenchée fin janvier par des révélations dans la presse sur des augmentations octroyées à plusieurs de ses hauts cadres, se pliant ainsi aux voeux exprimés par les autorités nationales en France comme en Belgique. Dans un communiqué, Dexia a annoncé une série de décisions prises par son conseil d’administration "après avoir entendu les fortes réserves formulées par les deux Etats sur les niveaux de rémunération".
La principale de ces mesures est la réduction "à 420 000 euros au lieu de 450 000 euros précédemment, et de 600 000 euros pour son prédécesseur", de la rémunération annuelle du directeur financier, Pierre Vergnes. En outre, le comité de direction, qui devait être porté à six membres, restera composé de trois personnes.
Enfin, le conseil a acté des propositions de la direction concernant trois autres dirigeants, membres du comité exécutif de la banque : leur salaire annuel moyen a été ramené à 390 000 euros, soit une augmentation de l’ordre de 2,3%, alors qu’ils s’étaient vus accorder des augmentations bien plus importantes fin 2013. "Ceci constitue une baisse significative de 13% par rapport aux rémunérations de 450 000 euros approuvées le 13 décembre 2013", souligne ainsi le communiqué.
Le sauvetage de Dexia a coûté 6,6 milliards à la France (...)