Bogota - Les indigènes de Colombie ont dénoncé mercredi des violations de leurs droits, dont la confiscation de leurs terres, par des groupes armés et des multinationales, en dépit de l’application de l’accord de paix avec la guérilla des Farc.
"l’horrible nuit pour les peuples indigènes" n’est pas terminée, en dépit de la signature en novembre d’un accord de paix historique mettant fin à plus d’un demi-siècle de confrontation avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la principale rébellion du pays et la plus ancienne du continent américain.
"Les assassinats sélectifs, les déplacements, les menaces, les disparitions, les confiscations de terres, les victimes de mines anti-personnel, le recrutement forcé et, de manière systématique, tous les types de violations des droits humains, ont continué", a-t-il ajouté lors de déclarations à l’AFP, en marge d’une conférence organisée à Bogota à l’occasion de la Journée internationale des peuples indigènes.
Le dirigeant de l’ONIC a appelé le gouvernement et l’Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla active en Colombie, à "ne pas se lever de la table" des négociations de paix, entamées en février, jusqu’à parvenir à un cessez-le-feu bilatéral et définitif. (...)
La Colombie compte 102 ethnies indigènes, dont 32 menacées de disparition car comptant moins de 200 personnes, selon l’ONIC, et 34 autres communautés sont menacées d’extermination par la violence du conflit dans leurs territoires, selon la Cour constitutionnelle. (...)