C’est l’un des derniers combats des "Spanghero". Le scandale de la "viande de cheval", où l’entreprise de Castelnaudary dans l’Aude était mise en cause, lui aura été fatal. La société est en liquidation judiciaire depuis avril avec maintien de l’activité pendant trois mois jusqu’au 19 juillet. Le temps presse et, chaque jour qui passe, l’espoir de préserver le maximum d’emplois dans l’entreprise s’amenuise. Un plan social est déjà en route. Mais, les conditions de départs sont inadmissibles aux yeux de nombreux salariés
Depuis ce lundi 17 juin, à l’aube, une quarantaine des 230 salariés de Spanghero bloquent la sortie de camions du site de l’entreprise Arcadie à Anglet dans les Pyrénées-Atlantiques. Ainsi, ils veulent faire pression sur la coopérative Lur Berri, maison mère d’Arcadie et de Spanghero pour obtenir des indemnités de licenciements "décentes". La sortie de camions transportant de la viande en provenance de l’abattoir d’Arcadie et de la Bayonnaise des viandes, est totalement impossible.
"Lur Berri doit payer"
Le choix est doublement stratégique ; il s’agit d’un site stratégique (c’est un grossiste en viande employant 110 salariés), qui est au Pays basque. Depuis le 5 juin, les salariés de Spanghero réclament que leur mutuelle soit payée en intégralité durant douze mois, une prime de fin d’année payée en intégralité et une indemnité de 1000 euros par année d’ancienneté. (...)