Retards de paiement, coupes budgétaires, les jeunes chercheurs bordelais doctorants, docteurs en ont assez. Malgré leurs niveaux de diplôme, ils ne sont guère bien payés et les coupes budgétaires de 10% dans tous les services affectent aujourd’hui leurs conditions de travail et par conséquent les conditions de formation des étudiants. Et, ce alors, que l’Université de Bordeaux entend s’afficher comme l’une des meilleures en France et se distinguer dans l’Union Européenne.
"Les conséquences pratiques des politiques nationales adoptées sont désastreuses. Les étudiants se retrouvent à 40 dans des préfabriqués, les unités de recherche passent leur temps à essayer de trouver des financements, les doctorants sont de plus en plus soumis à des conditions de précarité aigüe, et les personnels administratifs sont exposés à une augmentation sans précédent de maladies professionnelles", dénoncent, avec force, des doctorants, docteurs et chargés d’enseignement de l’Université de Bordeaux dans un appel national à l’intention du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
L’Université de Bordeaux vise l’excellence, mais veut faire plus avec moins de moyens
Ils reprochent aussi à la présidence de l’Université de Bordeaux d’avoir "reproduit avec assiduité le modèle de l’enseignement supérieur et de la recherche proposé, fondé sur l’individualisation des tâches et des projets, sur la "rationalisation" des offres de formation, et sur l’égalisation par le bas des conditions de travail". Pour eux, "la fusion des universités" a été, à Bordeaux comme ailleurs, "l’occasion de faire plus avec moins". (...)