C’est officiel, l’entreprise minière chinoise installée à Soamahamanina, un village situé à 70 km à l’ouest d’Antananarivo, quitte la zone. L’entreprise avait obtenu un permis d’exploitation du sous-sol pour chercher de l’or notamment. Mais depuis des mois les villageois protestaient contre l’implantation de ces Chinois. Certains villageois avaient accepté de louer leurs terres, mais beaucoup ne voulaient pas entendre parler du projet minier et demandaient qu’on leur rende leurs terres, héritées des ancêtres et sacrées. Ces dernières semaines, plusieurs manifestations avaient été réprimées dans la violence. Plusieurs personnes ont été arrêtées. Mais la mobilisation de la population semble avoir porté ses fruits.
Les tractopelles de la mine ont déserté Soamahamanina. Sur la parcelle où étaient installés les équipements des Chinois ne restent désormais que quelques tentes.
Et jeudi, au lieu de la manifestation hebdomadaire contre le projet minier, la population a écouté le discours officiel de l’annonce du retrait des Chinois. Même si certains n’osent toujours pas y croire. (...)
Quant à la requête des manifestants demandant la libération de leurs camarades incarcérés pendant ou après les manifestations, pas de changements pour l’instant : ils doivent toujours faire face à la justice.