Le tribunal de Nanterre a condamné vendredi l’enseigne Monoprix à verser 500 000 euros d’astreintes à la CGT qui l’attaquait pour non-respect d’une décision de justice sur le travail de nuit.
La CGT reprochait aux magasins Monoprix d’avoir "violé" l’arrêt de la cour d’appel de Versailles, qui le 3 avril 2013 avait confirmé l’invalidation d’un accord instaurant le travail de nuit, signé en 2006 par deux syndicats mais auquel la CGT, syndicat majoritaire, s’était opposée. Le tribunal interdisait ainsi aux enseignes Monoprix concernées d’ouvrir après 21H00 sous "peine d’une astreinte de 5000 euros par infraction constatée". Il accordait cependant un délai de quatre mois à Monoprix pour négocier un nouvel accord.
"Nous sommes très contents, cela nous incite à continuer la bataille. Ce n’est pas la somme qui nous importe, on veut juste que les salariés travaillent dans de bonnes conditions", a réagi auprès de l’AFP Elisabeth Chartier, secrétaire fédérale CGT, à l’annonce de la décision. (...)
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