Depuis quelques semaines, la politique descend dans la rue : Tunis, Le Caire, Tripoli, Manama, bien sûr, mais aussi… Madison, Wisconsin.
Les mesures antisyndicales du gouverneur Walker sont donc du pur butin politique, une manière d’encaisser aussi rapidement une opportunité offerte par une victoire dans les urnes. Comme telles, elles représentent une récupération de la crise économique par la droite, au service de son programme ultralibéral. Sous couvert d’un discours antiétatiste et prônant la responsabilité fiscale, elle tente d’ôter au mouvement syndical ce qui reste de son pouvoir.(...)
Que les républicains poursuivent une politique antisyndicale aussi implacable n’est pas surprenant, vu leur histoire. (...)
Désormais, Walker fraie la voie. D’autres États où le gouverneur et la législature sont républicains et où les fonctionnaires disposent du droit de participer à des négociations collectives envisagent de suivre son exemple.(...)
dans un pays où les inégalités s’approfondissent, le parti républicain aidant, les syndicats protégeant les fonctionnaires et autres salariés pourront-ils survivre ? (...)