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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Allemagne : le parti de gauche Die Linke en proie à des accusations d’antisémitisme
#Israel #Gaza #Cisjordanie #genocide #Allemagne #gauche #antisionisme
Article mis en ligne le 20 mars 2026

Une motion adoptée par la fédération de Basse-Saxe du parti de gauche allemand rejetant « le sionisme » a donné naissance à des accusations d’antisémitisme au sein de la formation. Une polémique qui tombe mal à quelques mois d’importantes échéances électorales.

Où s’arrêtent les critiques contre le gouvernement israélien ? À partir de quand certaines prises de position remettent-elles en cause l’existence de l’État hébreu ? Et quand peut-on parler d’antisémitisme ? Si ces questions alimentent des polémiques, notamment en ce qui concerne certaines prises de position pro-palestiniennes de partis de gauche comme La France insoumise en France, on les retrouve ailleurs en Europe, comme actuellement en Allemagne au sein et autour du parti de gauche Die Linke.

En cause : une motion adoptée récemment par sa fédération de Basse-Saxe qui affirme rejeter « le sionisme existant aujourd’hui » et se présente comme « la première fédération antisioniste » du parti. (...)

Face à ces accusations, la fédération de Basse-Saxe rejette, elle, toute forme d’antisémitisme. Mais si plusieurs responsables du mouvement ont fait profil bas, d’autres dirigeants plus âgés ont eux, déclenché de nouvelles controverses en voulant éteindre l’incendie. C’est par exemple le cas du patriarche Gregor Gysi, une figure historique du parti, qui a imputé ce genre de prises de position à des personnes d’origine étrangère, s’attirant en retour des accusations de racisme de la part de certains de ses camarades.
Des positions divergentes au sein du parti

Au Bundestag, la présidente du groupe parlementaire de Die Linke, Heidi Reichinnek, a quant à elle tenté de recentrer le débat, mercredi 18 mars. Affirmant que son parti était résolument « aux côtés des Israéliens et des Palestiniens qui se battent pour la liberté et la justice », elle a ajouté : « Nous parlons d’un génocide lorsqu’il existe, peu importe qui le commet », rappelant aussi au passage que « le droit à l’existence d’Israël existe comme celui de la Palestine ». (...)