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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Donald Trump réfute avoir été poussé par Israël dans la guerre contre l’Iran
#Iran #USA #Israel #Trump
Article mis en ligne le 4 mars 2026

L’administration Trump s’est efforcée, mardi 3 mars, de reprendre la main au lendemain des propos du secrétaire d’État Marco Rubio, suggérant que les États-Unis avaient déclenché des frappes sur l’Iran à l’incitation d’Israël. Des propos qui ont provoqué une levée de boucliers aussi bien dans l’opposition démocrate au président américain que chez ses propres partisans.

Donald ‌Trump a rejeté mardi l’idée qu’Israël avait poussé Washington dans le conflit, suggérant l’opposé. « Je leur ai probablement forcé ⁠la main », a-t-il dit à propos d’Israël lors de la réception du chancelier allemand Friedrich Merz à la Maison Blanche. « Nous avions des négociations avec ces lunatiques, et à mon avis ils allaient attaquer en premier », a ajouté le président américain devant ​les journalistes à propos de l’Iran. « Si nous n’avions pas (frappé), ils auraient attaqué en premier. J’en étais convaincu ».

Marco Rubio avait expliqué lundi aux journalistes que les États-Unis avaient débuté tôt samedi matin leurs frappes pour faire face à la « menace imminente » d’une attaque de l’Iran.« Nous savions qu’Israël allait passer à l’action. Nous savions que cela précipiterait une attaque contre les forces américaines, et nous savions que si nous ne les attaquions pas préventivement avant qu’ils ne lancent ces attaques, nous subirions des pertes plus importantes », avait affirmé lundi Marco Rubio. Il a rempilé mardi au Congrès, cette fois pour informer l’ensemble des élus, accusant les médias d’avoir tronqué ses propos et rappelant avoir dit que cette opération « devait arriver quoi qu’il en soit » afin de détruire les capacités balistiques de l’Iran. « Non, je vous ai dit que cela devait arriver de toute façon », a-t-il affirmé. Quant au moment choisi pour déclencher les frappes, « le président a agi au moment qui nous offrait les meilleures chances de réussite ».

Cette question de « menace imminente » est au cœur du débat sur la légalité du déclenchement du conflit par Donald Trump. L’opposition démocrate s’insurge du déclenchement d’un conflit sans autorisation du Congrès, ni stratégie de sortie bien définie, soulignant que les explications de Marco Rubio montraient qu’Israël avait « mis les forces américaines en danger en insistant pour attaquer l’Iran ».

Critiques émises par la droite américaine (...)

Avant même les commentaires effectués par Marco Rubio lundi, des voix conservatrices avaient exprimé leur désapprobation à l’égard de la campagne militaire ​lancée samedi en Iran. (...)