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Marie-Claude Saliceti
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RFI
En Iran, un quotidien rythmé par les bombes et une répression toujours aussi brutale
#Iran #repression #guerreauMoyenOrient
Article mis en ligne le 9 mars 2026

Depuis le début de la guerre contre la République islamique en Iran, le 28 février, plus de 912 civils ont été tués dans les bombardements américano-israéliens, selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (Hrana) basée aux États-Unis. Parmi les victimes, l’ONG compte 181 enfants de moins de dix ans. La population, elle, oscille entre peur, espoir et incertitude. RFI a pu recueillir des témoignages, qui restent rares.

Cela fait plus d’une semaine que la population iranienne est à nouveau coupée d’internet. Seule sous les bombes, elle doit également essuyer les tirs des forces de sécurité du régime.

« Avec l’arrêt d’internet, les informations ne circulent pas. À Abdanan [est de l’Iran, NDLR], plusieurs personnes qui se sont réjouies de la nouvelle de la mort de Khamenei ont été abattues », raconte Vali*, qui réussit à se connecter de temps en temps. Infirmier à Téhéran, il décrit : « Les membres des Gardiens de la Révolution et les Bassidji [miliciens affiliés] sèment la panique en sillonnant les rues à moto et en scandant des slogans avec leurs haut-parleurs pour empêcher les gens de descendre dans les rues. Ils tirent aussi sur ceux qui, depuis l’intérieur de leur maison, crient ’’longue vie au chah’’. »

Selon lui, les bases des Bassidji et les commissariats ont été ciblés les uns après les autres et entièrement détruits. Dariush*, également à Téhéran, confirme : « Les membres des forces de l’ordre ont pour la plupart perdu leur QG, ils sont donc dans les rues, en civil et armés de Kalachnikov. Ils tirent sur les gens même au niveau des checkpoints. Ils n’ont aucun problème à leur tirer dessus avec des armes de guerre. »
« La situation est déplorable à Téhéran »

En plus des institutions du régime iranien – le complexe présidentiel et résidence d’Ali Khamenei, le ministère du Renseignement, le tribunal révolutionnaire islamique –, d’autres bâtiments ont été touchés par les frappes américano-israéliennes. (...)

Prise en étau entre un régime qui continue sa violente répression et les bombardements américano-israéliens, la population iranienne essaie donc simplement de survivre. (...)

Boucliers humains et prisonniers politiques

En Iran, aucune sirène ne prévient la population d’une attaque et il n’existe pas d’abris souterrains. Pire, le régime tend à utiliser les installations civiles comme bouclier.

L’ONG Hengaw signale ainsi le déploiement des forces de sécurité à l’hôpital de Kawsar à Sanandaj, au Kurdistan iranien. « Cette action met en danger la vie de centaines de patients et du personnel soignant », alerte l’ONG.

Jeudi 5 mars, la conférence de presse du porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, a également été organisée dans une salle de classe à Téhéran, alors même que, samedi 28 février, une frappe aérienne avait fait 168 morts, dont de nombreux enfants, à l’école de filles Shajareh Tayyebeh à Minab (sud-est), située près d’un complexe militaire.

De nombreuses ONG et activistes alertent également sur la situation des prisonniers politiques. (...)

En Iran, un quotidien rythmé par les bombes et une répression toujours aussi brutale (...)

Depuis le début de la guerre contre la République islamique en Iran, le 28 février, plus de 912 civils ont été tués dans les bombardements américano-israéliens, selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (Hrana) basée aux États-Unis. Parmi les victimes, l’ONG compte 181 enfants de moins de dix ans. La population, elle, oscille entre peur, espoir et incertitude. RFI a pu recueillir des témoignages, qui restent rares.

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