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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Guerre au Moyen-Orient : l’Europe tiraillée entre désescalade et prudence face à Washington
#Iran #USA #Israel #MoyenOrient #UE #Espagne
Article mis en ligne le 3 mars 2026

Au troisième jour de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les Européens, écartés du processus décisionnel, et incapables d’influencer Trump ou même de comprendre ses intentions, tentent de trouver un équilibre entre l’appel à la désescalade et le ménagement de Washington. Ce lundi 2 mars, un drone iranien s’est écrasé sur une base britannique de Chypre.

Depuis les premières frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, elles-mêmes suivies des frappes iraniennes sur les pays du Golfe, puis avec le drone qui s’est écrasé sur Chypre, tous les Européens appellent à la désescalade. (...)

Les dirigeants européens cherchent à protéger leurs intérêts

Les Européens, qui appellent tous à la désescalade, ménagent toutefois Donald Trump et Benyamin Netanyahu. Les dirigeants européens cherchent à protéger leurs intérêts et appellent l’Iran à cesser ses frappes sur les pays du Golfe, où se trouvent de nombreuses bases militaires européennes. (...)

Keir Starmer, le Premier ministre britannique, qui avait été informé des frappes et a accepté que ses bases militaires soient utilisées par les Américains pour frapper Téhéran, s’en justifiait dimanche. Pour lui, « l’Iran s’en prend aux intérêts britanniques et met en grave danger ses ressortissants » dans la région.

L’Espagne condamne les frappes sur Téhéran (...)

Par la voix de son chef du gouvernement, Pedro Sánchez a condamné l’action militaire unilatérale des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

« On peut être contre un régime odieux, comme l’est le régime iranien », a-t-il déclaré dimanche, « et être en même temps contre une intervention militaire injustifiée, dangereuse et en dehors de la légalité internationale ». Une condamnation qui a peu d’écho chez les dirigeants européens.