Au troisième jour de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les Européens, écartés du processus décisionnel, et incapables d’influencer Trump ou même de comprendre ses intentions, tentent de trouver un équilibre entre l’appel à la désescalade et le ménagement de Washington. Ce lundi 2 mars, un drone iranien s’est écrasé sur une base britannique de Chypre.
Depuis les premières frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, elles-mêmes suivies des frappes iraniennes sur les pays du Golfe, puis avec le drone qui s’est écrasé sur Chypre, tous les Européens appellent à la désescalade. (...)
Les dirigeants européens cherchent à protéger leurs intérêts
Les Européens, qui appellent tous à la désescalade, ménagent toutefois Donald Trump et Benyamin Netanyahu. Les dirigeants européens cherchent à protéger leurs intérêts et appellent l’Iran à cesser ses frappes sur les pays du Golfe, où se trouvent de nombreuses bases militaires européennes. (...)
Keir Starmer, le Premier ministre britannique, qui avait été informé des frappes et a accepté que ses bases militaires soient utilisées par les Américains pour frapper Téhéran, s’en justifiait dimanche. Pour lui, « l’Iran s’en prend aux intérêts britanniques et met en grave danger ses ressortissants » dans la région.
L’Espagne condamne les frappes sur Téhéran (...)
Par la voix de son chef du gouvernement, Pedro Sánchez a condamné l’action militaire unilatérale des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
« On peut être contre un régime odieux, comme l’est le régime iranien », a-t-il déclaré dimanche, « et être en même temps contre une intervention militaire injustifiée, dangereuse et en dehors de la légalité internationale ». Une condamnation qui a peu d’écho chez les dirigeants européens.