Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé un plan de 3,8 milliards de dollars pour mieux protéger les saumons, les ours polaires, ou pour créer de nouveaux parcs nationaux. À la COP15 sur la biodiversité, en 2022, près de 200 pays s’étaient engagés à protéger 30% des terres et des eaux de la planète d’ici à 2030. Au Canada, seulement 14% du pays est protégé. Le pays a donc quatre ans pour doubler ce chiffre. Et les mesures annoncées sont concrètes, mais jugées insuffisantes par certains.
Au Canada, il y aura bientôt de nouvelles aires maritimes protégées pour les ours polaires en Arctique et de nouveaux parcs nationaux avec des forêts boréales. Au total, une trentaine de zones seront protégées d’ici à 2030. L’équivalent d’un territoire aussi grand que la Libye.
Le plan annoncé prévoit aussi de soutenir les espèces menacées et emblématiques. Parmi elles, les bisons des bois, ou les saumons sauvages qui souffrent de la pollution et de la surpêche. Les matériels de pêche abandonnés comme les filets ou les épaves de bateaux seront aussi retirés.
Les peuples autochtones pas assez considérés, pour Greenpeace
C’est un bon début, mais un plan pas assez ambitieux, pour Greenpeace Canada. (...)
Pour Greenpeace, tant que le pays continuera à privilégier l’extraction de pétrole ou de terres rares, la création de nouveaux parcs ne suffira pas à restaurer la biodiversité menacée.
Ces mesures font aussi réagir dans l’opposition canadienne : le Bloc Québécois accuse le gouvernement de recycler des mesures déjà dévoilées. (...)
image : Ansgar Walk, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons