Le président syrien Ahmed al-Charaa a annoncé dimanche 18 janvier un accord avec les Kurdes syriens, prévoyant un cessez-le-feu et l’intégration de leurs puissantes forces au sein de l’État syrien, après deux jours de rapide progression de ses troupes dans les zones tenues par les Kurdes dans le nord et le nord-est du pays. Le chef des forces kurdes dit avoir accepté l’accord de cessez-le-feu.
L’accord est un coup dur pour les Kurdes qui ambitionnaient de préserver leur administration autonome, instaurée de facto depuis plus d’une décennie.
Le texte en quatorze points publié par la présidence prévoit l’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des forces de sécurité kurdes dans les ministères de la Défense et de l’Intérieur du pays.
Il stipule aussi la remise immédiate au gouvernement des provinces sous contrôle kurde et peuplées notamment d’Arabes de Deir Ezzor et Raqa, ainsi que la prise en charge par Damas des prisonniers du groupe jihadiste État islamique (EI) et de leurs familles détenus dans des prisons et des camps contrôlés par les Kurdes.
Ahmed al-Charaa a précisé devant la presse avoir signé l’accord à distance avec le chef des FDS, Mazloum Abdi, empêché de venir à Damas pour des raisons météorologiques. Selon le président, qui a annulé une visite prévue à Berlin, les détails de l’accord doivent être finalisés lors de pourparlers lundi avec M. Abdi. (...)