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Marie-Claude Saliceti
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Les amis de la Terre
Les Amis de la Terre écartés du CESE : le gouvernement voudrait réduire au silence une voix historique de l’écologie en France.
#AmisdelaTerre
Article mis en ligne le 4 mars 2026
dernière modification le 28 février 2026

Par un décret publié au Journal Officiel, le gouvernement a modifié la liste des organisations appelées à siéger au Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour la prochaine mandature (2026-2031).

Il en résulte que les Amis de la Terre, qui y siègent depuis la réforme constitutionnelle de 2008 ayant instauré l’intégration du pilier environnemental, perdent la capacité d’y désigner un représentant lors de la prochaine mandature. C’est également le cas de l’Institut de l’économie pour le climat.

Seule fédération internationale de défense de l’environnement présente en France, les Amis de la Terre donnent voix aux premier·es impacté·es par les crises écologiques en France et à travers le monde et portent une analyse transversale de l’ensemble des enjeux environnementaux. Leur éviction, voulue par le gouvernement, constitue une nouvelle régression majeure de la démocratie environnementale, dans un contexte politique de plus en plus préoccupant. Au-delà du cas des Amis de la Terre, cette décision interroge frontalement la représentativité, la légitimité de certaines organisations désignées et, plus largement, la crédibilité même de la composition du CESE. Les Amis de la Terre annoncent contester ce décret devant les juridictions administratives. (...)

À l’heure où les crises climatiques, sociales et écologiques s’aggravent, écarter une organisation historique et reconnue pour son expertise revient à affaiblir volontairement la qualité du débat démocratique.

Pour les Amis de la Terre France, cette éviction ne peut être analysée comme un simple ajustement technique. Elle traduit un choix politique clair : celui de réduire la place des organisations capables de porter une parole critique, de dénoncer les responsables des désastres écologiques et sociaux et de rappeler la France à ses obligations en matière de climat de biodiversité et de droits humains.

Au-delà du cas des Amis de la Terre, cette décision pose une question démocratique majeure (...)

La modification de la composition du CESE a toutefois engendré un changement positif qu’il faut souligner : l’intégration de l’association Banlieues Climat au sein de l’instance. Nous saluons ce choix.