Un peu plus de 800 migrants ont atteint le Royaume-Uni la semaine dernière, entre le 3 et le 7 mars. Des départs survenus à la faveur d’une fenêtre météorologique favorable.
(...) "Déterminés à rejoindre le Royaume-Uni, les migrants qui effectuent les traversées à bord d’embarcations précaires refusent l’assistance proposée par les moyens français et ne l’acceptent que confrontés à des situations d’extrême urgence", souligne la Prémar. Compte tenu de la fragilité de ces embarcations, par ailleurs surchargées, "le choix est fait de ne pas contraindre les migrants à embarquer sur les moyens de sauvetage de l’État, pour éviter de mettre en péril leur vie en cas de naufrage", rappelle la même source. (...)
Dans la loi, rien n’oblige les navires à secourir de force une embarcation. Les migrants peuvent donc s’opposer à une assistance extérieure. Parfois, ils refusent d’être secourus par les forces françaises car cela signifie qu’ils seront débarqués sur les côtes françaises. En franchissant les eaux anglaises, les exilés savent que ce seront les autorités britanniques qui interviendront et les emmèneront à Douvres, dans le sud du Royaume-Uni. Les "pushbacks" maritimes depuis le Royaume-Uni vers la France sont interdits.
D’après les données officielles britanniques, un peu plus de 3 000 migrants sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de l’année. Ils étaient 41 472 en 2025, un chiffre record depuis 2022.
Au moins 29 migrants ont péri en mer l’an dernier en tentant de rejoindre le Royaume-Uni depuis la France, selon un décompte de l’AFP à partir de sources officielles.