Au Liban, les déclarations israéliennes sur l’occupation « d’une ligne de défense avancée » jusqu’au fleuve Litani inquiètent. Ces déclarations viennent raviver le traumatisme de l’occupation du sud du Liban de 1982 à 2000 et les déplacés du sud du pays craignent de ne pas rentrer chez eux.
Dans les montagnes du Chouf, la ville de Deir-el-Qamar a ouvert trois écoles publiques pour accueillir des déplacés du sud du Liban. Parmi eux, Khodr Sawlé, livreur de chicha, venu de Taybeh, un village frontalier sous le feu d’Israël.
Il raconte avoir fui son village avec précipitation lorsque les bombardements israéliens ont débuté. « On a uniquement les affaires que l’on portait sur nous. On a pris nos enfants et on est partis. Les missiles nous tombaient dessus. Vous imaginez ? Je n’ai pas de nouvelles de mon village depuis que les Israéliens ont bombardé les ponts », témoigne-t-il. (...)
Israël entend réoccuper le Liban sur plus de 20% de sa superficie en violation totale du droit international et empêcher le retour de ses habitants.
« Ils vivent vraiment d’une façon très précaire »
Et pour isoler le sud du Liban, l’armée israélienne a bombardé presque tous les ponts sur le fleuve, ce qui rend tout retour des populations encore plus incertain.
Les déplacés sont donc encore bloqués pour une durée indéterminée dans cette ville plus au sud. (...)
image : Eli+ 00:28, 15 January 2012 (UTC), CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons