Le ciel nocturne, patrimoine commun de l’humanité, fait face à une menace d’un genre nouveau. Alors que la pollution lumineuse terrestre grignotait déjà l’obscurité, la pollution lumineuse des satellites en orbite s’apprête à franchir un cap inédit avec des projets de méga-constellations d’une ampleur jamais envisagée.
Un million de satellites pour faire tourner l’intelligence artificielle depuis l’espace
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– (Les numériques)
SpaceX demande l’impensable : saturer l’espace d’un million de satellites pour l’IA
65 fois plus de satellites que l’existant
Elon Musk demande à la FCC américaine l’autorisation de lancer jusqu’à un million de satellites alimentés au solaire. L’objectif : résoudre la crise énergétique des datacenters en déplaçant le calcul IA à 500 kilomètres d’altitude. Les scientifiques s’inquiètent.
SpaceX a déposé, vendredi dernier et auprès de la Commission fédérale des communications (FCC), un dossier de huit pages qui a de quoi faire tiquer. L’entreprise réclame le droit de mettre en orbite jusqu’à un million de satellites, chacun conçu pour fonctionner comme un mini-centre de calcul alimenté par rayonnement solaire. Ces engins tourneraient entre 500 et 2 000 kilomètres au-dessus de nos têtes.
La justification tient en une phrase : les besoins en puissance de calcul de l’intelligence artificielle explosent plus vite que ce que les réseaux électriques terrestres peuvent encaisser. (...)
Un embouteillage spatial programmé (...)
les satellites Starlink ont dû effectuer 144 404 manœuvres d’évitement de collision entre décembre 2024 et mai 2025, soit une hausse de 200 % en six mois. (...)
– (Le journal du geek)
SpaceX veut un million de satellites (!) en orbite pour l’IA
Le projet donne le vertige. SpaceX a déposé une demande auprès du régulateur américain pour lancer jusqu’à un million de satellites supplémentaires. Elon Musk veut créer des centres de données en orbite qui seraient capables de fournir une puissance de calcul massive pour l’IA. (...)
La FCC n’est toutefois pas connue pour signer des chèques en blanc. Le régulateur a déjà montré qu’il savait calmer les ardeurs de SpaceX. Début janvier, il a validé le déploiement de 7.500 satellites de deuxième génération pour Starlink, tout en refusant d’aller jusqu’aux plus de 22.000 initialement demandés. Il y a donc de fortes chances que le chiffre d’un million serve surtout de point de départ à une longue négociation.
Le dossier laisse aussi plusieurs questions en suspens. Peu de détails sont fournis sur la masse ou les caractéristiques précises des satellites. (...)
les constellations de satellites sont déjà pointées du doigt pour leur pollution lumineuse, orbitale et atmosphérique. Alors un million de plus ?