La police norvégienne n’a tiré que deux balles en 2014. Bien loin des pratiques américaines, il existe quelques autres pays où les forces de l’ordre ne font pas quasiment pas usage de leur arme.
Les agités de la gâchette outre-Atlantique ne font pas franchement d’émules en Scandinavie. Et pour cause, en 2014, le corps des 11.000 agents de police norvégienne n’a dégainé qu’à 42 reprises, soit moins d’une fois par semaine. Les chiffres du rapport récemment publié sont éloquents, deux balles tirées en 2014, sans faire de blessé. D’autres pays du nord de l’Europe avancent des résultats similaires, parmi lesquels la Finlande et le Danemark voisins, mais aussi l’Islande, les Pays-Bas ou la Grande Bretagne. (...)
Les agités de la gâchette outre-Atlantique ne font pas franchement d’émules en Scandinavie. Et pour cause, en 2014, le corps des 11.000 agents de police norvégienne n’a dégainé qu’à 42 reprises, soit moins d’une fois par semaine. Les chiffres du rapport récemment publié sont éloquents, deux balles tirées en 2014, sans faire de blessé. D’autres pays du nord de l’Europe avancent des résultats similaires, parmi lesquels la Finlande et le Danemark voisins, mais aussi l’Islande, les Pays-Bas ou la Grande Bretagne. (...)
La police norvégienne ne coûte pas cher en cartouches. Ses agents font feu en moyenne trois fois par an et n’ont abattu qu’une personne depuis 12 ans. En 2011, année du tragique carnage d’Utoya, les policiers norvégiens n’ont tiré qu’une fois, sur Anders Breivik, blessant le responsable de la tuerie -77 morts. Dans ce pays au taux de criminalité très faible, les forces de l’ordre sont rarement armées. Alors même que les particuliers propriétaires d’une arme sont nombreux, héritage chasseur oblige. Avec 31,1 armes à feu pour 100 habitants, le pays se classe 13e au niveau mondial.
Les pays de cette taille (cinq millions d’habitants) affichant un usage aussi faible de leur arme par les dépositaires de la force public se comptent sur les doigts de la main, et, hormis la Nouvelle-Zélande, sont concentrés en Europe du nord. A quelques centaines de miles nautiques d’Oslo, L’Islande fait partie de ces pays qui ne connaissent pas le crime. La police s’y est servie de son arme pour la première fois... en 2013 ! « Que les forces de l’ordre aient dû se servir de leurs armes est sans précédent », avait alors déclaré le directeur national de la police.
La police britannique tue autant en 24 ans que les Etats-Unis en 24 jours (...)
A titre de comparaison, et même si la violence y est sans commune mesure, la police brésilienne surarmée a tué 2212 personnes en 2013. Aux Etats-Unis, le seuil des 400 victimes a été franchi au premier semestre 2015. En France, ces chiffres ne sont pas publics mais des associations tiennent des décomptes, contestés, de personnes tombées sous les balles policières. On sait néanmoins que de plus en plus de brigades, notamment municipales sont armées. Le ministère de l’Intérieur affirme pour sa part que l’arme de nombreux agents reste au chaud dans leur fourreau toute leur carrière durant. Pas d’autres choix que de croire sur parole les pouvoirs publics donc, et de les inciter à rendre ces données publiques.