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Mediapart
France : un groupe d’ultradroite en procès pour un projet d’attaque contre Macron
#ultradroite
Article mis en ligne le 18 janvier 2023
dernière modification le 17 janvier 2023

Le procès de 13 membres d’un groupe d’ultradroite français soupçonnés d’avoir préparé une « action violente » contre le président Emmanuel Macron fin 2018 s’est ouvert mardi à Paris.

L’enquête avait été ouverte le 31 octobre 2018 sur la base d’informations du renseignement selon lesquelles un militant d’ultradroite, Jean-Pierre Bouyer, envisageait de tuer le président Emmanuel Macron lors des commémorations du centenaire de l’armistice du 11-Novembre dans l’est de la France.

Le 6 novembre, les enquêteurs avaient interpellé M. Bouyer et trois personnes. Des armes et munitions avaient été saisies au domicile du sexagénaire, ancien garagiste reconverti dans l’exploitation forestière au Gabon.Le 6 novembre, les enquêteurs avaient interpellé M. Bouyer et trois personnes. Des armes et munitions avaient été saisies au domicile du sexagénaire, ancien garagiste reconverti dans l’exploitation forestière au Gabon.

(...) En mars 2020, Denis Collinet, le fondateur du collectif adepte de la théorie conspirationniste du « grand remplacement », avait été à son tour interpellé et mis en examen.

Selon l’acte d’accusation, les 13 prévenus évoluant dans la nébuleuse de l’ultradroite ont participé, en 2017 et 2018, à des réunions aux accents paramilitaires au cours desquelles avaient été évoqués les projets de « faire sauter » des mosquées ou de commettre un coup d’Etat. (...)

Aucun de ces projets n’a été mis à exécution et, après quatre ans d’enquête, l’ampleur du dossier avait été revue à la baisse.

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(...) la qualification criminelle, retenue initialement, a été abandonnée au profit du délit d’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme, passible de dix ans d’emprisonnement. La défense y voit le signe d’un dossier fragile, bâti sur la « fiction d’un passage à l’action violente » et sur une « caractérisation terroriste totalement abusive », selon la formule de Me Lucile Collot. (...)

Fin prévue du procès le 3 février.