Le renseignement américain a conclu, mercredi 18 mars, que l’Iran n’avait pas essayé de relancer ses activités d’enrichissement nucléaire détruites dans des frappes américano-israéliennes en juin 2025, contredisant ainsi le président Donald Trump sur l’un des objectifs clés de la guerre en cours contre Téhéran.
L’administration Trump continue d’envoyer des messages contradictoires autour de la guerre au Moyen-Orient, ajoutant à l’impression de confusion qui émane du gouvernement américain qui peine à justifier la guerre contre l’Iran, qui est entrée dans sa troisième semaine.
Tulsi Gabbard, alliée du président américain et directrice du renseignement national, a contredit, dans un témoignage écrit fourni dans le cadre d’une audition parlementaire sur les menaces posées aux États-Unis dans le monde, la position du milliardaire conservateur – elle n’a toutefois pas réitéré son propos au prononcé. (...)
Le président américain Donald Trump a pourtant répété à plusieurs reprises avoir ordonné l’attaque contre l’Iran le 28 février en raison d’une « menace nucléaire imminente » posée par l’Iran. Interrogée sur la raison pour laquelle elle n’avait pas lu ces paragraphes lors de son audition, Tulsi Gabbard a argué d’une question de temps, sans remettre en cause l’évaluation. Le sénateur démocrate Mark Warner l’a aussitôt épinglée en l’accusant d’avoir « omis à l’oral les parties qui contredisent le président ». (...)
L’audition de Tulsi Gabbard et du directeur de la CIA, John Ratcliffe, intervient au lendemain de la démission fracassante d’un haut responsable américain de la lutte contre le terrorisme. Selon Joseph Kent, la République islamique « ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis. (...)