Dix migrants partis de Libye sont coincés depuis quatre jours sur une plateforme pétrolière au large de la Tunisie après le naufrage de leur embarcation, a alerté Sea-Watch dès lundi. L’ONG appelle les autorités italiennes et maltaises à intervenir pour les récupérer.
Dix migrants partis de Libye sont coincés depuis quatre jours sur une plateforme pétrolière au large de la Tunisie après le naufrage de leur embarcation, a alerté Sea-Watch dès lundi. L’ONG appelle les autorités italiennes et maltaises à intervenir pour les récupérer.
La situation dure depuis maintenant quatre jours. Dix migrants sont bloqués sur la plateforme pétrolière Miskar, au large des côtes tunisiennes, a alerté Sea-Watch international sur les réseaux sociaux dès lundi 9 mars. (...)
Ces dix personnes – dont on ignore le genre et la nationalité – sont parties de Libye à bord d’une embarcation de fortune il y a une semaine pour tenter de gagner l’Italie avec 28 autres personnes.
Mais la traversée ne s’est passée comme prévu et les 38 exilés ont dû trouver refuge sur le Maridive 208, un navire marchand qui naviguait près de la plateforme gazière Miskar, au large de la Tunisie.
Selon les informations collectées par Sea-Watch, 28 personnes ont alors été prises en charge par la marine tunisienne et ramenées en Tunisie. Les dix autres ont été transférées sur la plateforme gazière et s’y trouvent toujours. (...)
Sur place, la vie des rescapés est bien entendu difficile et inconfortable, notamment en raison des mauvaises conditions climatiques qui touchent actuellement la Méditerranée. "D’après le responsable des approvisionnements offshore de Miskar, les personnes se trouvant là ont reçu de la nourriture et de l’eau, mais nous ne pouvons pas confirmer ces informations nous-mêmes", a indiqué Sea-Watch a InfoMigrants mardi.
Aucune mesure des autorités italiennes et maltaises
Face à cette situation, l’ONG allemande de secours en mer appelle depuis plusieurs jours les autorités italiennes et maltaises à agir et à secourir les exilés, en vain. (...)
Sea-Watch rappelle que des précédents similaires ont eu lieu et ont mis en danger les migrants impliqués. (...)